Les guépards
Description
Un guépard adulte mesure de 1,8 à 2,3 m de longueur totale, dont 0,7 à 0,8 m
pour la queue, et de 67 à 94 cm de hauteur au garrot. L'animal adulte pèse de 40
à 65 kg, la femelle étant la plus légère.
En captivité, un guépard peut vivre de 12 à 14 ans en moyenne, soit moins
qu'un chat mais à peu près autant qu'un lion. Le guépard est sensible, un
mauvais froid à la saison des pluies peut leur être fatal.
Le guépard parcourt quelque sept ou huit mètres en une seule foulée et
accomplit quatre foulées à la seconde. Cela en fait le mammifère quadrupède le
plus rapide connu : s'il peut atteindre des vitesses de plus de 110 kilomètres
par heure, il ne peut maintenir cette vitesse que sur moins de 500 mètres. Sur
une distance plus longue, il serait largement dépassé par une antilope (jusqu'à
85 km/h sur six kilomètres) ou une autruche (70 km/h pendant trente minutes).
Les pattes des guépards sont moins arrondies et plus solides que la plupart
des félins ; cela les aide à prendre des virages serrés. Les griffes,
semi-rétractiles, fournissent traction et adhérence lors d'une course et
contribuent ainsi à maintenir les accélérations. Enfin, sa petite tête est plus
aérodynamique.
Le plus rapide des guépards serait celui des savanes d'Afrique australe.
Répartition
géographique et habitat
Les guépards sauvages se trouvent en Afrique mais également sur le plateau
Iranien (il en reste moins d'une cinquantaine en Iran).
Reproduction et mode de vie
Les femelles mettent bas de trois à cinq petits, après une gestation de 90 à
95 jours. Les petits pèsent de 150 à 300 grammes à la naissance. Ils quittent
leur mère entre 13 et 20 mois après la naissance.
Le guépard vit environ sept ans en liberté et entre douze et dix-sept en
captivité.
Contrairement à la plupart des félidés, les femelles adultes n'ont pas
vraiment de territoires et semblent s'éviter. Les mâles forment parfois de
petits groupes, surtout lorsqu'ils sont issus de la même portée.
Communication
Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux
sociaux, nous l'avons vu et de ce fait, la communication est plus importante
pour eux que pour les autres félins et est ainsi plus développée. Leur
communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements,
gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement.
Alimentation
Son régime alimentaire est carnivore, essentiellement constitué de mammifères
de moins de 40 kg, tels des gazelles, impalas, veaux de gnou ou lièvres.
La technique de chasse du guépard se distingue de la chasse à l’affût adoptée
par la plupart des grands félins : pour attraper sa proie, il s'approche du
troupeau après avoir scruté le terrain depuis une branche d’arbre, le sommet
d’une termitière ou même depuis les toits des voitures. Une fois qu’il a repéré
un animal qui s’est éloigné de son groupe, le guépard s’en approche patiemment à
moins de 50 mètres. Il accélère alors subitement, durant quelques dizaines de
secondes jusqu'à atteindre son exceptionnelle vitesse, qui lui permet d’attraper
des animaux rapides.
Le guépard étant donc à la fois patient et véloce, il a mérité son nom targui
traduit par « celui qui avance lentement ».
Le guépard chasse surtout pendant le jour (début de matinée et fin
d’après-midi), lorsque les autres prédateurs dorment, probablement parce qu’il
se laisse facilement intimider par tous ceux qui veulent lui voler sa proie ;
même les vautours peuvent forcer un guépard à abandonner une carcasse. C’est
pourquoi le guépard tire sa proie à l’abri pour pouvoir la dévorer en paix.
Lorsqu’il est repéré, il abandonne les restes aux charognards. Les guépards des
montagnes du Sahara constituent une exception puisque ce sont des chasseurs
nocturnes.
Conservation
Les estimations de sa population varient de 10 000 à 15 000. L'Union
internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé le guépard en
tant qu'espèce vulnérable.
Il est aujourd’hui question de ressusciter le fameux « cheetah » (guépard
indien), disparu depuis 1948. Des généticiens indiens veulent s’appuyer sur des
méthodes de pointe de clonage au Lacones (Laboratoire pour la conservation des
espèces menacées ) : « Si tout se passe bien, nous pourrons cloner le guépard
indien d'ici cinq ans », affirme Laji Singh, directeur du Centre de biologie
cellulaire et moléculaire d'Hyderabad et principal instigateur du projet. Une
banque de gènes, de sperme et d’ovules a d’ores et déjà été collectée.
Cependant, les chercheurs rencontrent de nombreux obstacles : ils doivent
s’approprier du tissu de guépard iranien qui figure parmi les espèces les plus
menacées de la planète. Conformément à la Convention sur le commerce
international des espèces menacées (CITES), il est illégal d'échanger du
matériel génétique d'espèces menacées à l'état naturel. « Mais si les animaux
sont élevés en captivité, nous avons légalement une bonne chance de les obtenir
», affirme M. Sinha. Le guépard africain semble moins proche mais pourrait
convenir en second recours : les analyses de protéines sanguines n'ont mis en
évidence que des différences minimes entre les diverses populations de guépards.
Les taux d'avortement des embryons clonés étant très élevés, les biologistes
devront disposer d'un nombre suffisant d'ovules.
Au-delà du clonage, les détracteurs du projet s'interrogent sur l'avenir du
guépard : « Supposons que l'on parvienne à cloner le guépard. Très bien, mais où
sont passées les savanes dans lesquelles ils rôdaient autrefois ? Où
trouvera-t-il suffisamment de proies pour survivre ? » demande Divyabhanu Sinh,
auteur de The End of the Trail. Les détracteurs soulignent également la
difficulté à réintroduire des animaux captifs en milieu naturel. D’autres
protestent contre le coût de l’opération : l’argent devrait d’abord servir à
protéger les animaux menacés. Ainsi, l’idée excitante de revoir le guépard
indien entre dans le cadre d’une grande réflexion sur la réintroduction des
espèces disparues.
Source :
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